La Nièvre est parcourue par de nombreux cours d’eau, avec à l’ouest la Loire, l’Allier et leurs affluents. Citons le Nohain, la Vrille, l’Aron, la Nièvre, l’Ixeure, l’Acolin, etc. A l’est et au nord, les eaux coulent vers la Seine. Citons l’Yonne qui prend sa source au pied du Mont Beuvray, la Cure, le Chalaux et leurs nombreux affluents.

Notons la présence de Lacs, plans d’eau, d’environ 170 km de canaux navigables. Les milieux humides demeurent par ailleurs très présents.

Téléchargez la carte de localisation des cours d’eau dans la Nièvre

Environ 6000 km de rivières sillonnent le département. Ce sont, la plupart des cours d’eau dits « non domaniaux », propriétés privées. Environ 3000 km, présentent un écoulement permanent. L’autre moitié peut s’assécher, sur une période plus ou moins longue en fonctions des conditions hydrologiques de l’année.

Des cours d’eau serpentent lentement dans les plaines alluviales de la Loire ou de l’Allier. Dans le centre de la Nièvre le support calcaire leur donne un caractère particulier, avec un régime un peu plus rapide. Avec des variations dans les débits qui font que chaque cours d’eau diffère lors des périodes de l’année.

Dans le Morvan les cours d’eau ont la caractéristique des rivières de montagne, alimentés par des précipitations abondantes et par des sources qui prennent naissance dans l’arène granitique. Ces sources sont très nombreuses mais leurs débits, très soutenus en hiver et au printemps, deviennent très faibles, quelquefois nuls en période estivale. L’eau est très peu minéralisée, légèrement acide, ce qui n’est pas favorable à la diversité, mais ce qui permet par contre d’héberger des espèces rares.

Les cours d’eau sont surveillés pour leur quantité et pour leur qualité.

Les débits des cours d’eau sont consultables sur : https://www.vigicrues.gouv.fr/

Les données sur leur qualité sont accessibles sur : http://www.naiades.eaufrance.fr/

Le Conseil départemental effectue pour sa part le suivi d’un certain nombre de cours d’eau, avec l’appui des Agences de l’Eau Loire Bretagne et Seine Normandie.

Dans la Nièvre sept plans d’eau de plus de 50 ha sont recensés : les lacs du Crescent, de Saint-Agnan, de Chaumeçon, des Settons et de Pannecière sur le versant Seine. Les étangs de Vaux et de Baye sur le versant Loire.

Le plus important en capacité est le plan d’eau de Pannecière qui peut contenir 82,5 millions de m3. Viennent ensuite les Settons (19,5 MM3), Chaumeçon (19 MM3), le Crescent (14 MM3), Baye et Vaux (6,6 MM3).

  • Les étangs de Vaux et Baye sont directement liés à l’alimentation du canal du Nivernais. Ils ont été créés à la fin du 18ème siècle.
  • Le lac des Settons avait été créé au milieu du 19ème siècle pour le flottage du bois.
  • Le lac de Pannecière, créé en 1950 permet le maintien d’un débit en étiage sur l’Yonne et la Seine.

Les lacs de la Nièvre relèvent de nombreux usages. Certains permettent la production d’électricité, ou l’alimentation en eau potable. Ils ont surtout pour la plupart d’entre eux une vocation de loisir : pêche, baignades, voile, etc.

Le départent est traversé par le Canal du Nivernais qui joint Decize à Auxerre en passant par Clamecy. Sa longueur est de 174 km dont environ un tiers dans la Nièvre.

Par ailleurs le canal latéral à la Loire qui joint Digoin à Briare longe la Loire dans la Nièvre sur environ 70 km.

Les canaux sont exploités par Voie Navigable de France (VNV), sauf sur un tronçon du canal du Nivernais, entre Decize et Port Brulé (à la ligne de partage des eaux).

Les canaux ont une vocation touristique.

Retrouvez plus d’informations sur les canaux :

https://www.vnf.fr/ | https://www.canal-du-nivernais.com/ | https://www.nievre-tourisme.com/

Des nappes d’eau souterraines sont présentes sur l’ensemble du département. Leurs caractéristiques sont liées à de nombreux facteurs : pluviométrie, géologie, pédologie, topographie, occupation des sols, etc.

La géologie constitue cependant l’élément principal pour caractériser les aquifères souterrains. Elle se caractérise dans la Nièvre par une rupture très nette entre les reliefs du Morvan d’âge paléozoïque (ère primaire), et le reste du département bénéficiant d’un recouvrement par des formations du jurassique (ère secondaire) où se succèdent d’Est en Ouest les argiles du jurassique inférieur (Bazois), les marnes et calcaires du jurassique moyen (plateaux du Nivernais central), et les calcaires du jurassique supérieur. La haute vallée de la Loire et l’entre Loire-Allier (Bourbonnais) voient la prédominance de formations sableuses et argileuses du tertiaire. Les formations alluvionnaires plus récentes, constituées de sables et graviers dans lesquels s’intercalent de rares lentilles argileuses, occupent les lits majeurs de la Loire et de l’Allier.

Le département peut être partagé en cinq entités hydrogéologiques majeures dont les principaux systèmes aquifères sont détaillés ci-après :

1) Les nappes des massifs anciens

Limitée aux reliefs du Morvan et au horst de Saint-Saulge, l’exploitation des nappes situées dans la zone de désagrégation de la roche (arènes granitiques) se caractérise par de faibles débits largement influencés par les conditions météorologiques et la recharge des nappes.

2) La nappe dite du Bazois

Issue de la formation sédimentaire silicifiée de la bordure ouest du massif du Morvan, elle est présente limitativement dans la zone centrale du département sous les marnes et argiles du Bazois. Cette nappe, parfois très minéralisée, se distingue de la précédente par une couverture argileuse.

3) La nappe des calcaires du Nivernais

Située dans la zone centrale et au nord du département, cette nappe se caractérise par une forte perméabilité en grand et par une circulation rapide due au caractère karstique (fissurations) de ce niveau géologique. Les captages sont le plus souvent réalisés au niveau des résurgences et sont donc dépendants du débit des sources,

4) La nappe des sables de l’Albien

Exploitée à ce jour sur un seul captage dans la Nièvre, cette nappe est profonde et bien protégée géologiquement.

5) Les nappes alluviales

Les zones d’alluvions qui bordent la Loire et l’Allier constituent des réserves importantes en quantité. Selon l’implantation, et suivant la saison et le régime des fleuves, l’eau peut avoir une origine plus ou moins fluviale.

Quelle quantité ?

Une indication sur la quantité d’eau souterraine est apportée en consultant le niveau des nappes. 10 piézomètres sont aujourd’hui suivis par le BRGM dans le département. Les niveaux sont consultables sur le site https://ades.eaufrance.fr/

Téléchargez la carte géologique de la Nièvre

La plupart des cours d’eau peuvent être amenés à sortir de leur lit. Les inondations constituent un phénomène naturel.

Des inondations peuvent cependant provoquer des dégâts. Il convient d’anticiper, de prévenir les risques, et quelquefois de se protéger.

Dans le département des Plans de Prévention des Risques Inondations (PPRI) sont en place sur la Loire, l’Allier, l’Yonne, l’Aron, la Nièvre, le Nohain et la Vrille. Une partie de l’agglomération de Nevers et de la commune de Saint-Eloi est par ailleurs classée « territoire à risque inondation » (TRI).

Téléchargez la carte des zones couvertes par un PPRI

Liens Utiles

Des informations sur les risques naturels, dont le risque inondation, sont disponibles sur le site https://www.georisques.gouv.fr/

Les PPRI sont consultables sur le site de la Préfecture de la Nièvre http://www.nievre.gouv.fr/plans-de-prevention-des-risques-inondations-ppri-r140.html

Seine Grands Lacs : https://www.seinegrandslacs.fr/

Établissement Public Loire : http://www.eptb-loire.fr/

Les situations des ressources en eau en période d’étiage peuvent être critiques.

La Nièvre est un département où l’eau demeure abondante. Toutefois quelques petites parties du territoire connaissent déjà des situations tendues en période d’étiage (de juillet à septembre), et avec le contexte de changement climatique l’ampleur de la problématique “manque d’eau” semble s’accélérer.

Des tronçons de cours d’eau sont de plus en plus fréquemment à sec. En 2020 le phénomène est apparu dès le mois de juin.

Les quantités d’eau disponibles pour l’alimentation en eau potable ont été ponctuellement insuffisantes et des collectivités ont dû recourir à du transport d’eau par citernes.

Lien utile : pour le niveau des nappes souterraines – https://ades.eaufrance.fr/

Pour les caractéristiques et les suivis des cours d’eau : http://hydro.eaufrance.fr/

Pour consulter les niveaux des fleuves et rivières : https://www.vigicrues.gouv.fr/

Les collectivités ont la compétence intitulée Gestion de l’Eau, des Milieux Aquatiques et Prévention des Inondations (GEMAPI).

La gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations (GEMAPI) est une compétence confiée aux intercommunalités, pour la Nièvre, communautés de communes et Nevers Agglomération.

Elles peuvent déléguer cette compétence à des syndicats intercommunaux. Ainsi la compétence GEMAPI est exercée par le Syndicat Mixte Yonne Beuvron ainsi que par le Syndicat mixte du parc naturel régional du Morvan.

Téléchargez la carte des démarches contractuelles

Le Conseil départemental, pour sa part accompagne, la mise en œuvre des contrats. Des conseils sont apportés aux collectivités pour le mise en œuvre de la compétence GEMAPI.

En France, plus de 50% de ces milieux de vie ont disparu en 30 ans. Méconnues, les zones humides assurent des fonctions essentielles pour la qualité du milieu naturel.

La Nièvre est couverte par d’importantes surfaces de milieux humides, variées et écologiquement riches, qui contribuent pleinement à l’identité, la qualité et l’attractivité du département.

Cependant, pendant de nombreuses années ces milieux ont subi les pressions du développement socio-économique qui ont engendré leur dégradation et leur régression. La disparition des milieux humides entraîne non seulement une perte de biodiversité, mais aussi la perte de sources d’eau douce, de stations d’épuration naturelles, de zones de régulation des eaux.

Téléchargez la carte de localisation des milieux humides

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Service EAU

📍 14 Bis Rue Jeanne d’Arc, 58000 Nevers
📞 03 86 71 81 20