À l’occasion de l’assemblée générale de France Victimes 58-ANDAVI, à l’Hôtel du Département, Fabien Bazin, président du Conseil départemental, et Jérôme Moreau, président de l’association, ont signé la convention de partenariat grâce à laquelle la collectivité confirme son soutien financier, à hauteur de 75 800 € pour 2026, à un acteur de terrain toujours aussi essentiel, comme l’a montré la hausse, entre 2024 et 2025, de plus de 20 % du nombre de personnes accompagnées.
Créée il y un quart de siècle pour accompagner les victimes d’infraction pénale sur le plan juridique, l’Association nivernaise d’aide aux victimes d’infractions (ANDAVI) a vu son champ d’intervention s’élargir à l’accompagnement psychologique et social, en suivant l’évolution des politiques publiques, des législations et du concept même de droit des victimes.
L’association s’est musclée, structurée, enrichie de nouvelles compétences, avec le soutien fidèle du Conseil départemental.
Intégrée à la fédération nationale France Victimes, l’association rebaptisée France Victimes 58-ANDAVI il y a quelques années a tenu son assemblée générale à l’Hôtel du Département, dans la salle François-Mitterrand qui accueille les sessions plénières du Conseil départemental. Un cadre hautement symbolique pour Jérôme Moreau, président de l’association (1) : « Nous vivons un moment républicain dans le temple de la démocratie départementale, le cœur même de la solidarité », a-t-il souligné, aux côtés de Fabien Bazin, président du Conseil départemental, de Paolo Giambiasi, président du tribunal judiciaire de Nevers, et d’Anne Lehaitre, procureure de la République de Nevers.
« Le Conseil départemental nous soutient d’une manière exceptionnelle »
Avant que commence l’assemblée générale, Jérôme Moreau et Fabien Bazin ont signé la convention de partenariat qui lie la collectivité et l’association. « Nous avons la chance d’avoir un Conseil départemental qui est extrêmement généreux financièrement, qui nous soutient d’une manière exceptionnelle », a salué le président de France Victimes 58-ANDAVI. Le protocole de partenariat prévoit en effet une subvention de 75 800 € pour l’année 2026, comme en 2025, pour les actions suivantes :
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l’accueil, la prévention, le soutien et l’assistance par un psychologue de l’unité d’accueil pédiatrique des enfants en danger (UAPED) auprès des mineurs victimes,
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la mission d’administrateur ad’hoc qui assure l’assistance des mineurs victimes,
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l’accueil, le constat et l’accompagnement des victimes d’infractions assurés par l’Unité médico-judiciaire (UMJ),
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la permanence de juriste sur le département de la Nièvre qui assure un rôle de conseil et d’accompagnement de victimes,
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une intervention sociale en commissariat et en gendarmerie (ISCG) qui prolonge, sur un volet social, l’action des policiers et gendarmes auprès des victimes.
« Sur le terrain, les choses ne vont pas bien du tout »
Pour Fabien Bazin, le soutien du Département, chef de file des solidarités dans la Nièvre, relève de l’évidence : « L’heure est grave ; les récentes affaires qui occupent le monde médiatique (2) masquent la réalité du terrain. Dans le domaine politique ou culturel, on peut avoir l’impression que les choses bougent, mais sur le terrain, elles ne vont pas bien du tout. Je pense notamment au phénomène du virilisme, qui est en train de progresser à grands pas dans la société, et dans notre département. »
Le ressenti d’une violence toujours plus à l’œuvre dans la société se traduit dans le rapport d’activité 2025 de France Victimes 58, avec une hausse de 21 % du nombre de personnes accompagnées (1 662 en 2024, 2 016 en 2025). « Cette augmentation est encore plus prégnante concernant les personnes ayant eu un premier contact avec l’association en 2025, la hausse étant de 40 % (1 752 en 2025 contre 1 249 en 2024) », précise l’association.
La proportion de femmes est, de très loin, la plus forte, quelle que soit la tranche d’âge :
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moins de 18 ans, 175 femmes, 67 hommes ;
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de 18 à 65 ans, 1 083 femmes et 355 hommes ;
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plus de 65 ans, 142 femmes et 79 hommes.
Les atteintes aux personnes représentent 79,1 % des infractions, très loin devant les atteintes aux biens (15,6%), les accidents sur la voie publique (4,1%) et les autres infractions (1,2 %). 57 % des infractions se produisent dans le cadre intrafamilial.


















