Nouvelle rubrique web : le portrait du mardi
Le Conseil départemental lance une nouvelle rubrique sur son site internet et sur les réseaux sociaux : « Le portrait du mardi ». Chaque semaine, cette série mettra en lumière des Nivernaises et des Nivernais engagés, ainsi que de jeunes talents qui participent activement à la richesse, au dynamisme et à l’attractivité de notre territoire. À travers ces portraits, le Département souhaite valoriser des parcours inspirants, des initiatives locales et des femmes et des hommes qui font vivre la Nièvre au quotidien. Cette semaine, découvrez le portrait de Célia Haudrechy qui s’illustre par son engagement et son investissement au service du territoire nivernais.
Célia Haudrechy : la flamme de l’engagement
Elle vit, dort, pense sapeur-pompier. « Cela occupe les trois quarts de ma vie », sourit Célia Haudrechy. À 21 ans, la jeune fille de Bazoches a eu la révélation en primaire, lors d’une visite du centre de secours de Lormes. Au collège Paul-Barreau, elle est parmi les premières à intégrer les Cadets de la Sécurité civile, qui inculque le sens civique, l’envie d’engagement. Et tout s’enchaîne : trois ans à l’école des Jeunes sapeurs-pompiers de Montreuillon, et l’intégration en 2021, à 16 ans, à la caserne lormoise, en tant que pompier volontaire. Et une première intervention forcément inoubliable : « Un homme en détresse respiratoire. » Beaucoup d’autres ont suivi, depuis : « J’en ai fait plus de cent en 2025. »
Ses projets, son parcours, ses réussites
La passion de l’engagement ne lui a pas fait oublier les études, mais elle les a orientées. En troisième année de STAPS Management à Dijon, Célia Haudrechy a choisi un cursus qui lui permet de faire du sport et de se rapprocher de son ambition : devenir sapeur-pompier professionnelle. « Il faut avoir bac + 3 pour être capitaine », précise celle qui est déjà caporal depuis deux ans. « J’ai adapté mes études pour être plus disponible. Je suis à Dijon le lundi et le mardi, et le reste de la semaine à Lormes. »
Début 2026, elle a passé le concours de sapeur-pompier professionnel. Admissible après l’écrit, il lui restait les épreuves physiques et l’oral : « Je suis un peu stressée, alors que je ne le suis pas d’habitude », confiait-elle au milieu du concours. « Le monde des sapeurs-pompiers m’a permis d’être moins timide. J’ai vite gagné en maturité, j’aime parler avec les gens. Sur un secours aux personnes, une femme, ça rassure. »
L’exposition à des situations dramatiques émotionnellement violentes ne lui a jamais fait peur : « C’est vrai que quand on monte dans le camion, on ne sait pas à quoi s’attendre. Mais après une grosse intervention, on fait toujours un débrief. C’est la force du collectif. »







