Imaginé par le service Accompagnement au numérique pour sensibiliser les jeunes et les grands grâce à ses ateliers ludiques, éducatifs et interactifs, le Cirque numérique a fait étape au collège Jean-Rostand, à La Machine. La « représentation » a tellement emballé les collégiens que certains sont revenus sur leur temps libre, mercredi après-midi, pour prolonger la découverte.
Un casque de réalité virtuelle sur les yeux, la petite blonde avance d’un pas hésitant dans le hall du collège : « J’ai le vertige ! », souffle-t-elle, prise dans l’hyperréalisme du jeu Richie’s Plank Experience qui l’envoie tout en haut d’un immeuble de 80 étages marcher sur une planche au-dessus du vide. Autour d’elle, d’autres élèves sautillent d’impatience en attendant leur tour. À quelques mètres, dans la cour, c’est l’atelier drones qui suscite la curiosité.
Installé pour la journée du 22 avril au collège Jean-Rostand, à La Machine, le Cirque numérique a enthousiasmé les élèves, pour lesquels la matinée avait été réservée, et qui ont été nombreux à revenir l’après-midi, sur le temps dédié au grand public. « Ils sont réceptifs, ils ont vraiment accroché », se réjouit Pascal Bernard, chef du service Accompagnement au numérique du Conseil départemental et « M. Loyal » d’un cirque sans autres animaux que les puces « super-savantes » qui font tourner le show numérique.
Pédagogique avant tout, le Cirque numérique, animé par les médiateurs du Département et les partenaires (Infos Jeunes, le Fablab de Sougy-sur-Loire et la communauté de communes du Sud-Nivernais), ne cède pas à la facilité du tout ludique. Les drones, les casques de réalité virtuelle, les imprimantes 3D, les bornes d’arcades dédiées au rétro-gaming, etc. partagent l’affiche avec des ateliers très sérieux sur le cyberharcèlement, la cybersécurité ou le numérique responsable. Sans oublier l’intelligence artificielle, dont le tsunami n’épargne pas la cité minière et sa jeunesse. La conférence matinale sur le sujet a mis en lumière un usage moins attendu que l’aide aux devoirs de ChatGPT, mais aussi « alarmant », selon Pascal Bernard : « Les plus jeunes nous ont dit qu’ils utilisaient avant tout l’IA comme un agent conversationnel, un ami. »
Ne pas céder au vertige de l’IA, comme à celui de Richie’s Plank, garder ou retrouver un recul nécessaire sur la profusion exponentielle des tentations offertes par le numérique, tels sont les enjeux d’un Cirque dont d’autres étapes sont prévues en 2026, dans des tiers lieux et des collèges.

















