Réglementation des boisements

Présentation

Dans le cadre de sa compétence générale en faveur des aménagements fonciers, le Département met en oeuvre la réglementation des boisements dont la procédure est décrite dans le Code rural et de la pêche maritime aux articles L126-1 et suivants.

Pour le conseil départemental de la Nièvre, l’objectif de la réglementation des boisements est de favoriser une meilleure répartition des terres entre les productions agricoles, la forêt, les espaces de nature ou de loisirs et les espaces habités en milieu rural. Elle permet d’assurer la préservation de milieux naturels ou de paysages remarquables.

La réglementation des boisements ne modifie en aucun cas les limites parcellaires, mais a pour but d’instaurer des zonages, ou périmètres, dans lesquels des semis, des plantations d’essences forestières ou la reconstitution après coupe rase, peuvent être interdits ou réglementés.

Les projets de réglementations des boisements sont mis en œuvre par le Département après sollicitation des communes.

Guide de la réglementation des boisements

Le document de cadrage départemental

Une délibération cadre précise les orientations, ainsi que les obligations déclaratives, pour tous semis, plantations ou replantations (article R.126-1 du Code rural et de la pêche maritime) dans les trois périmètres qui composent une réglementation des boisements suivant le zonage du territoire communal ou intercommunal :

  • le périmètre libre : les plantations sont possibles sans condition (donc le code forestier s’applique),

  • le périmètre réglementé : les plantations sont soumises à des seuils de superficie et à des distances de retrait. En zone réglementée, tout projet de boisement est soumis à déclaration

  • le périmètre interdit : les plantations sont strictement interdites pendant 15 ans. Cette interdiction est justifiée par des enjeux agricoles, environnementaux ou paysagers.

À qui s’applique-t-elle ?

Le zonage s’applique à tout propriétaire, qu’il soit public ou privé. Lorsqu’elles s’appliquent à des terrains déjà boisés, les interdictions ou réglementations ne peuvent concerner que des parcelles boisées isolées ou rattachées à un massif dont la superficie est inférieure à 10 hectares.

Les interdictions et les réglementations ne sont pas applicables aux parcs ou jardins attenant à une habitation, aux arbres isolés, aux plantations ornementales et haies champêtres ainsi qu’aux cultures de sapins de Noël.

Toute personne qui souhaite planter ou replanter sur une parcelle située dans la zone réglementée d’une réglementation des boisements doit effectuer une déclaration préalable auprès du Président du Conseil départemental, qui peut autoriser ou s’opposer à ce projet.

Guide des réglementations des boisements de la Nièvre

Quels sont les risques d’un boisement sans déclaration ?

Le code rural prévoit des sanctions si un boisement est réalisé sans déclaration ou si les conditions fixées par le Conseil départemental ne sont pas respectées. Le propriétaire peut être amené à détruire le boisement illégal et s’expose à des sanctions pénales (amendes de quatrième classe) et fiscales.

Champ d’application de la réglementation des boisements

  • La procédure réglemente uniquement la plantation,

  • Elle ne permet pas d’obliger un propriétaire à couper un boisement,

  • Elle permet de réglementer la plantation d’un terrain non boisé,

  • Elle permet de réglementer la replantation d’un massif boisé de moins de 10 ha,

  • Elle ne permet pas de réglementer la replantation d’un massif forestier de plus de 10 ha,

  • Elle ne s’applique pas aux parcs et jardins attenant à une habitation, aux vergers, aux haies et aux châtaigniers et noyers à vocation fruitière, ni aux plantations de sapins de Noël.

Processus de création

La réglementation peut être mise en place au niveau communal, mais de manière plus judicieuse au niveau intercommunal par une Commission Communale ou Intercommunale d’Aménagement Foncier (CCAF ou CIAF).

Cette commission est l’organe central de la procédure. Elle élabore le projet de réglementation des boisements en fonction des enjeux locaux.

Elle est présidée par un commissaire enquêteur, désigné par le président du tribunal de grande instance, animée par le Département et accompagnée par un bureau d’étude.
Pour la CIAF, l’effectif des participants augmente en fonction du nombre de communes associées.

Un bureau d’études est choisi par le Département pour réaliser un diagnostic paysager, environnemental, agricole et forestier.

Avec les membres de la Commission communale d’aménagement foncier, il élabore des propositions de périmètres sur la commune (périmètres libres au boisement, réglementés, réglementés après coupe rase, interdits ou interdits après coupe rase).

Ces propositions sont présentées à la commission d’aménagement foncier qui les valide et les soumet à enquête publique. Cette enquête a lieu pour permettre aux personnes non satisfaites par les propositions de la commission d’aménagement foncier de réclamer un changement de zonage sur leur propriété.

La procédure de mise en place d’une réglementation de boisement dure environ 18 mois.

Demande de plantation en ZR d’une réglementation de boisements

Le financement

Compétence départementale, le financement des réglementations des boisements est pris en charge en totalité par le Département de la Nièvre.

Réglementation des sapins de Noël

La déclaration annuelle de production de sapins de Noël

Les producteurs qui souhaitent procéder à des semis, plantations ou replantations de sapins de Noël doivent adresser au Président du Conseil départemental de la Nièvre une déclaration annuelle de production répondant aux conditions du décret n°2003-285 du 24 mars 2003 relatif à la production de sapins de Noël.

Pour les projets de plantation, qui doivent faire l’objet d ‘une déclaration préalable, le Président du Conseil Départemental est habilité à interdire ou à préconiser des aménagements.

Cette déclaration annuelle auprès du conseil départemental porte sur la surface, la densité, le lieu et la date de plantation. Elle est à renouveler chaque année pour une même plantation, jusqu’au 10 ans maximum autorisés par le décret.

En cas de non-respect de la décision du Président du Conseil Départemental, le propriétaire de la parcelle concernée s’expose aux sanctions prévues par les articles L. 126-1, R. 126-9 et R.126-10 du Code Rural et de la Pêche Maritime ; c’est-à-dire que les producteurs qui procéderaient à des cultures d’arbres de Noël ne respectant pas une ou plusieurs des conditions techniques prescrites pourraient voir leurs plantations détruites d’office, à leurs frais, après mise en demeure, par le Président.

Pour rappel, les plantations de sapins de Noël ne sont pas régies par la réglementation des boisements.

Le décret n°2003-285 du 24 mars 2003 relatif à la production de sapins de Noël précise :

Sont considérées comme productions de sapins de Noël les essences forestières suivantes :

  • Picea excelsa

  • Abies grandis

  • Picea pungens

  • Abies fraseri

  • Picea omorika

  • Abies balsamea

  • Picea engelmanii

  • Abies alba

  • Abies nordmanniana

  • Pinus sylvestris

  • Abies nobilis

  • Pinus pinaster

Ces productions doivent en outre remplir les conditions suivantes :

  • La densité de plantation doit être comprise entre 6 000 et 10 000 plants par hectare,

  • La hauteur maximale des sapins ne peut excéder 3 mètres,

  • La durée maximale d’occupation du sol ne peut dépasser 10 ans.

A ce terme les sapins doivent être coupés et les sols remis en état de culture.

Les distances de plantations minimum par rapport aux fonds voisins non boisés sont fixées à deux mètres.

Formulaire de déclaration annuelle de production de sapins de Noël

Stratégie foncière départementale

Dans le cadre de son Programme d’Alimentation Territorial, le Conseil départemental de la Nièvre envisage la mise en place d’une stratégie foncière visant à la protection du foncier agricole contre l’artificialisation ( = perte des qualités d’un milieu naturel) mais aussi contre la dégradation des sols (promotion de l’agriculture Bio).

Restructuration foncière forestière

Le Conseil départemental de la Nièvre donne la possibilité aux propriétaires forestiers privés et publics de bénéficier de la prise en charge, sous conditions, d’une partie des frais d’actes notariés et de géomètre, dans le cadre d’échanges amiables et/ou d’achat de petites parcelles forestières. Ce dispositif a pour but de réduire le morcellement et d’améliorer la structure foncière forestière.

Pour savoir si vous êtes éligible à cette aide, remplissez le dossier ci-dessous.

    Identité


    Je soussigné(e) :


    Situation de la (les) parcelle(s)


    Pour chacune de vos parcelles, merci de préciser la commune, le lieu dit, les références cadastrales et les surfaces.


    Liste des pièces à joindre







    Télécharger le dossier de demande de subvention pour une opération de restructuration foncière forestière

    La consommation d’espace, le SCOT, les PLU

    SCOT ( Schéma de Cohérence Territoriale)

    L’objectif d’un SCOT est de favoriser la coopération entre l’ensemble des communes faisant partie d’un même bassin de vie. Il s’agit de se doter d’un outil, à une échelle pertinente, qui facilitera la mise en cohérence et la coordination des politiques menées en matière d’urbanisme, d’habitat, de développement économique, de mobilité et d’implantations commerciales. Le SCOT permet d’harmoniser les projets de développement des différentes communes dans la mesure où ces projets peuvent avoir des conséquences sur les territoires voisins en termes de flux de population et de mobilité.

    PLU (plan local d’urbanisme) et PLUi (plan local d’urbanisme intercommunal)

    La loi SRU (2000) a remplacé les anciens plans d’occupation des sols (POS) par les plans locaux d’urbanisme (PLU). La principale différence est que le PLU doit comprendre un Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) qui présente le projet communal ou intercommunal (dimension politique du document). Le PLU organise le développement de la commune en fixant des règles d’urbanisme selon un découpage précis en différentes zones (agricoles, à urbaniser, naturelles, urbaines….). Il encadre les projets de construction et constitue un document de référence pour les différents acteurs, dont les habitants en demande le permis de construire.

    Le PLU se compose d’un rapport de présentation, d’un projet d’aménagement et de développement durable, d’un règlement relatif aux différentes zones et aux orientations d’aménagement applicables et d’annexes.

    Carte communale

    La carte communale est un document simplifié qui permet aux communes non dotées d’un PLU de délimiter les secteurs où les constructions sont autorisées et ceux où elles ne le sont pas. Le dossier comporte un rapport de présentation et un document graphique qui délimite les zones constructibles et les zones naturelles dans lesquelles les constructions ne seront pas autorisées.

    Le Conseil départemental : une personne publique associée, reconnue par le législateur

    Le code de l’urbanisme reconnaît l’institution départementale en tant que « personne publique associée » dans le cadre des procédures d’élaboration, de révision et de modification des documents d’urbanisme. La collectivité a donc de plein droit un rôle à jouer en matière d’aménagement de l’espace, sachant que cette compétence relève, pour l’essentiel, de la responsabilité du « bloc communal».

    Le rôle du Département

    Pour la collectivité, il est souhaitable qu’à toutes les échelles de décision, un nécessaire équilibre soit recherché entre la prise en compte des exigences environnementales universelles, la qualité de vie des habitants et des candidats à l’installation et une saine exploitation du potentiel de développement économique s’inscrivant dans une vraie dynamique de renforcement de l’attractivité de nos territoires.

    Dans cet esprit, en sa qualité de personne publique associée, le Département s’attache tout particulièrement à :

    •  compléter et actualiser, le cas échéant, le diagnostic figurant dans le rapport de présentation ;
    •  mettre en perspective les orientations du projet d’aménagement et de développement durable, dans le cas d’un PLU, avec les ambitions et les projets départementaux et repérer les difficultés et points de blocage éventuels ;
    •  formuler des préconisations, recommandations lorsque le projet communal ou intercommunal appelle des réponses relevant du champ d’intervention du Département (en matière d’aménagements routiers, notamment) ;
    •  amener, si nécessaire, la commune ou communauté de communes, à prendre en compte certaines problématiques de dimension départementale et à relier davantage les questions d’urbanisme aux enjeux plus globaux de développement durable et d’attractivité territoriale.

    Quels sont les principaux points de vigilance ?

    Consulter le document personne publique associée

    Contact

    Délégation à l’attractivité des territoires

    📍 Hôtel du Département, 58039 NEVERS