Dans la Nièvre, l’engagement aux côtés des sapeurs-pompiers se traduit par des choix concrets : renforcer les moyens du SDIS, préserver le maillage des centres de secours, faciliter le volontariat et réfléchir avec les pompiers eux-mêmes à l’avenir de leur engagement.

Dans un département rural comme la Nièvre, le maillage des 45 centres d’incendie et de secours est essentiel pour garantir la proximité et la qualité des secours.
Ce modèle repose très largement sur le volontariat : + de 1100 sapeurs-pompiers volontaires sont aujourd’hui engagés dans la Nièvre et, chaque année, une centaine de nouveaux volontaires viennent en moyenne renouveler les effectifs. Le SDIS déploie dans ce cadre son Plan volontariat 2023-2027, notamment pour maintenir le recrutement et améliorer la disponibilité des volontaires.
Des moyens renforcés
Le Conseil départemental est le principal financeur du SDIS. Malgré un contexte budgétaire particulièrement contraint, il a fait le choix de renforcer son soutien.
Sa participation est passée de 10,7 M€ en 2022 à 13,8 M€ en 2026, soit 3,1 M€ supplémentaires en quatre ans.
Cet effort permet de maintenir le maillage territorial des centres de secours, d’accompagner les investissements nécessaires mais aussi de renforcer les moyens humains du SDIS : 18 sapeurs-pompiers professionnels ont été recrutés depuis 2023 et 6 postes supplémentaires sont prévus en 2026.
L’engagement du Département ne se mesure pas seulement en euros.
Le Conseil départemental agit également comme employeur pour permettre à ses agents engagés comme sapeurs-pompiers volontaires de concilier leur activité professionnelle et leur engagement.
Une convention conclue avec le SDIS facilite leur disponibilité pour les interventions et les formations. 22 agents du Conseil départemental sont aujourd’hui également sapeurs-pompiers volontaires.
Cette politique participe très concrètement au soutien du volontariat, qui constitue l’une des forces du modèle nivernais de secours.

Soutenir les sapeurs-pompiers, c’est aussi préparer avec eux l’avenir de leur engagement.
Le 29 mai à Montreuillon, le Conseil départemental a réuni 350 personnes, dont une très large majorité de sapeurs-pompiers, à l’occasion du Débat de la Nièvre consacré à la protection des Nivernais.

De ces échanges est né l’Appel de Montreuillon, qui rassemble sept actions concrètes pour encourager le volontariat, améliorer la vie dans les casernes, développer la culture des gestes qui sauvent et renforcer le lien entre les sapeurs-pompiers et les Nivernais.
Parmi elles : une aide au permis de conduire pour les jeunes sapeurs-pompiers, la formation de 2 000 personnes par an aux premiers secours, la création d’une Académie des chefs de centre ou encore, dès juin 2027, une Fête des pompiers nivernais couplée aux Trophées de l’engagement.
Fabien Bazin au Champ de Mars à Paris le 28/09 pour porter la voix des pompiers et un nouveau modèle de financement des SDIS
Fabien Bazin, président du Conseil départemental de la Nièvre, alerte sur besoins exprimés par les pompiers et l’exigence d’un nouveau modèle de financement des Services d’incendie et de secours (SDIS), dans lequel la Nièvre peut jouer un rôle pionnier.
Une alerte portée depuis plusieurs années, désormais adressée au Premier ministre
Cette mobilisation fait écho au courrier que Fabien Bazin et Patrice Joly, sénateur de la Nièvre, ont adressé le 17/09 au Premier ministre, Sébastien Lecornu. Les deux élus y rappellent que les Départements assurent aujourd’hui près de 60 % du financement des SDIS, et que les collectivités territoriales portent plus de 90 % de leurs budgets, alors que les besoins ne cessent de progresser sous l’effet du changement climatique et de la hausse des interventions. Ce système, alertent-ils, a atteint ses limites et appelle un engagement renouvelé de l’État.
La Nièvre, candidate pour expérimenter un nouveau modèle de financement
Au-delà de ces premières décisions mise en place suite à l’appel de Montreuillon, Fabien Bazin porte désormais une proposition plus large : faire de la Nièvre un territoire pilote pour tester, en conditions réelles, un nouveau modèle de financement des SDIS — plus lisible, plus pérenne et davantage adapté aux besoins réels des territoires.
Une proposition qui s’articule autour de quatre enjeux :
- Le modèle de financement des SDIS. Construire un financement plus lisible et plus pérenne, en rapport avec les besoins réels des territoires et l’évolution des risques. Plusieurs pistes sont déjà sur la table, comme l’évolution de la part de la taxe sur les conventions d’assurances (TSCA) affectée aux SDIS ou la création de ressources dédiées.
- Le volontariat et sa reconnaissance. Le volontariat ne peut être considéré comme une ressource à moindre coût : il faut continuer à recruter, fidéliser et reconnaître les volontaires, à travers la formation, la conciliation avec la vie professionnelle et des dispositifs comme la nouvelle prestation de fidélisation et de reconnaissance (NPFR) ou la bonification des retraites.
- Les moyens humains, les conditions d’exercice et la protection des personnels. Face à l’intensification des missions, il s’agit de renforcer les effectifs quand c’est nécessaire, professionnels comme administratifs et techniques, et de faire de la prévention des risques et de la santé des équipes une priorité.
- Une protection civile davantage affaire de tous. Développer la préparation des citoyens aux crises, à travers les « gestes qui sauvent » et les « mots qui sauvent », et généraliser les plans communaux et citoyens de sauvegarde, construits avec les habitants.










