Principale caserne de sapeurs-pompiers de la Nièvre, le Centre d’intervention et de secours de Nevers-Saint-Éloi bénéficie désormais d’un matériel neuf pour lutter contre les risques nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques (NRBC) : un camion porteur et un container équipé – dans le lexique des pompiers, un porte-berce et une berce – inaugurés par Fabien Bazin, président du Conseil départemental, Éliane Desabre, vice-présidente du Service départemental d’incendie et de secours, et Gilles Devienne, membre du conseil d’administration. L’investissement de plus de 350 000 €, en partie financé par le Département, améliore considérablement les conditions de travail des pompiers sur des interventions périlleuses.
Basée à Saint-Éloi et à Cosne-sur-Loire, la cinquantaine de pompiers formés aux risques nucléaires, radiologiques, bactériologiques et chimiques (NRBC) dans la Nièvre est depuis quelques semaines mieux armée pour intervenir sur des situations toujours délicates : fuites sur des cours d’eau ou des fûts contenant des produits toxiques, émanations, accidents de la route qui impliquent des véhicules transportant des matières dangereuses.
Chaque année, les hommes et femmes du lieutenant-colonel Frédéric Mouche, responsable de l’équipe Risques chimiques, assurent en moyenne 35 interventions. Le Centre d’intervention et de secours de Nevers-Saint-Éloi vient d’être doté d’un équipement neuf, un camion porteur et un container de 40 m³ baptisés porte-berce et berce dans le jargon des soldats du feu. « Cela va nous changer la vie. L’ancienne berce faisait 20 à 25 m³, on aura désormais davantage de place pour se changer, et une plus grande capacité de chargement », sourit un des pompiers en regardant le matériel exposé dans la caserne de Saint-Éloi le temps de l’inauguration, en présence de Fabien Bazin, président du Conseil départemental, d’Éliane Desabre, vice-présidente du Service départemental d’incendie et de secours, et de Gilles Devienne, membre du conseil d’administration.
Le poids lourd et le container remplacent des matériels de 2003 et 2004 qui ont fait leur temps. Le renouvellement a un coût, 358 000 €, en partie financé par le Conseil départemental, qui a voté en 2026 une subvention de 13,8 millions d’euros au Service départemental d’incendie et de secours. « Nous étions à 10,7 millions en 2022 », rappelle Fabien Bazin. « Nous sommes le seul département de France à avoir autant augmenté son soutien au SDIS. Les autres ont, au mieux, compensé l’inflation, ou ils n’ont pas fait évoluer le montant de leur subvention. »
Le président du Conseil départemental est monté, le 28 septembre, à Paris pour soutenir la manifestation nationale des pompiers, qui demandent à l’État davantage de moyens financiers, matériels et humains pour lutter contre les effets dévastateurs du changement climatique : « Nous avons demandé au gouvernement que la Nièvre soit un terrain d’expérimentation. Nous avons la conviction très forte que la protection civile et le système de santé tient grâce aux pompiers. S’ils ne sont pas là, si vous n’êtes pas là, il n’y a pas d’activité économique, pas de tourisme, pas d’accès aux soins. Il faudrait mobiliser 1 à 1,4 milliard d’euros dans les prochaines années pour renforcer la sécurité civile. Le gouvernement propose 200 millions, on est très loin du compte. »




















