Proche aidant : et si c’était vous ?
Vous accompagnez un proche au quotidien ? Vous êtes peut-être aidant sans le savoir.
Vous appelez votre mère tous les soirs pour vérifier qu’elle a bien pris ses médicaments. Vous accompagnez votre conjoint à ses rendez-vous médicaux. Vous gérez les papiers administratifs de votre père depuis son accident. Vous veillez sur votre frère qui vit avec un handicap.
Si l’une de ces situations vous parle, vous êtes proche aidant. Beaucoup de personnes dans cette situation ne se reconnaissent pas sous ce mot. Elles disent simplement : « c’est normal, c’est ma mère », « c’est mon mari, c’est ma place », « je fais ce que tout le monde ferait ». Et pourtant, ce que vous faites a un nom, une réalité, et des droits qui y sont attachés.
Qu’est-ce qu’un proche aidant ?
Un proche aidant est une personne qui vient en aide, de façon régulière et non professionnelle, à un membre de son entourage en perte d’autonomie, en situation de handicap, malade ou âgé.
Cette aide peut prendre plusieurs formes :
- Aide physique : aider à se lever, se laver, se déplacer, préparer les repas
- Aide administrative : gérer les dossiers, les démarches, les finances
- Aide médicale : accompagner aux rendez-vous, gérer les traitements, surveiller l’état de santé
- Soutien moral : être présent, rassurer, écouter
- Coordination : organiser les interventions des professionnels, faire le lien entre eux.
Vous pouvez être aidant d’un parent, d’un conjoint, d’un enfant, d’un frère ou d’une sœur, d’un ami ou d’un voisin. L’âge n’a pas d’importance : on peut être aidant à 17 ans comme à 85 ans.
La loi du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement (ASV) reconnaît la place et le rôle des proches aidants des personnes âgées en perte d’autonomie afin de leur apporter un soutien.

