Plus de 2 600 Nivernais âgés, malades ou en situation de handicap, souvent isolés géographiquement, sont abonnés au service de téléalarme déployé par le Conseil départemental, en partenariat avec le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Médaillon ou bracelet, ce dispositif facilite la vie des usagers et allège le fardeau d’inquiétude des familles. Une nouvelle version est en cours d’installation (sans frais) pour anticiper la disparition du réseau téléphonique en cuivre. Étape chez une abonnée lormoise.
Assise à la table de son salon, sur les hauteurs de Lormes, Suzanne Robert observe le technicien de Legrand Care, aux gestes rapides et précis. Quelques minutes d’installation, puis un test avec le centre d’appels du Service départemental d’incendie et de secours (SDIS), et le nouvel équipement de téléalarme est installé. « Cela fait deux ans que je suis abonnée. C’est mon entourage qui m’a incitée à le faire, mon fils m’a dit que ce serait quand même mieux », explique la Lormoise, qui fait partie des quelque 2 600 Nivernais âgés, malades ou en situation de handicap convertis à la téléalarme.
À ses côtés, Fabien Bazin, président du Conseil départemental, Séverine Bernard, conseillère départementale du canton, et Christian Paul, maire de Lormes, sont venus observer le changement d’équipement voulu et orchestré par le Département (voir ci-dessous). L’ancien système analogique est remplacé par une téléalarme dernier cri, en 4G, plus autonome, efficace jusqu’à 300 mètres de sa base, et qui anticipe la fin du réseau téléphonique en cuivre, détrôné par la fibre.
À la croisée de la technologie et de l’humain, la téléalarme est une alliée précieuse dans la lutte contre l’isolement, et une sécurité pour le maintien à domicile : « 50 000 vies sont sauvées chaque année grâce à la téléassistance », souligne Aurélien Poisson, directeur général de Legrand Care, le nouveau prestataire sélectionné par le Département pour les quatre prochaines années. Le déploiement est mené à un rythme soutenu par onze techniciens de l’entreprise : « 75 % des téléalarmes ont été remplacées en un mois, et nous aurons fini début mai. »
La téléalarme est un des moyens de permettre aux personnes âgées ou en situation de handicap de rester à leur domicile aussi longtemps que possible ; la moyenne d’âge des abonnés s’élève à 83 ans. L’idéal étant d’éviter le recours à un déclenchement en urgence, des ateliers de prévention des chutes sont proposés aux Nivernais. Fabien Bazin : « La technologie ne remplace jamais la présence humaine. Elle la complète. C’est pourquoi nous voulons continuer à agir aussi contre l’isolement, avec les communes, les élus locaux, les voisins, les familles et tous ceux qui font vivre la solidarité au quotidien. »



















