Les épizooties planent depuis toujours au-dessus du monde agricole, frappant çà et là sans forcément prévenir, avec plus ou moins d’intensités, laissant derrière elles un traumatisme, pour les hommes et les bêtes, et une vigilance encore plus aiguisée. La profession s’est dotée de Groupements de défense sanitaire (GDS) qui accompagnent les éleveurs dans la prévention des maladies, le suivi des troupeaux et la maîtrise des risques.
Dans la Nièvre, où l’élevage est roi, le GDS est un partenaire de référence pour le Conseil départemental, engagé depuis toujours aux côtés des agriculteurs. C’est pourquoi Fabien Bazin, président du Département, et Bertrand Léger, président du GDS 58, ont signé une convention d’attribution de subvention, dans les locaux du laboratoire d’analyses départemental, à Nevers, en présence de Thierry Guyot, conseiller départemental délégué à l’agriculture, de Cyrille Forest, président de la Chambre d’agriculture de la Nièvre, et d’Arthur Meulin, directeur du laboratoire.
La subvention de 50 000 € aidera le Groupement de défense sanitaire nivernais à prendre en charge le coût des analyses pour ses adhérents. Fabien Bazin a souligné l’importance du groupement, « qui contribue chaque jour à la qualité des élevages nivernais, à la sécurité des productions et à la confiance des consommateurs ». Bertrand Léger et Rodolphe Morizot, directeur du GDS, ont quant à eux insisté sur la nécessité du suivi et des analyses face à des crises sanitaires qui sévissent sans relâche depuis une quinzaine d’années. Le recrutement de spécialistes formés à la gestion de crise est à l’étude pour mieux répondre à ce phénomène.
Sensible aux problèmes structurels et conjoncturels qui pèsent sur l’agriculture nivernaise, le Conseil départemental a renforcé ses dispositifs d’aide, en les portant à 4,5 millions d’euros en 2026 : « Nous n’avons jamais mobilisé autant de moyens que cette année pour le monde agricole », a ajouté le président du Département, rappelant que la collectivité finance également, à hauteur de 530 000 €, le laboratoire départemental d’analyses, « un outil stratégique » qui fait partie, avec huit autres laboratoires départementaux, du groupement d’intérêt public Terana. Une communion presque vitale pour tenir la dragée haute aux puissants laboratoires privés.
À l’initiative de Fabien Bazin, une réunion se tiendra à la rentrée, avec Nièvre Numérique, les services de l’État et les acteurs de la filière agricole, pour évaluer le potentiel d’un recours à l’intelligence artificielle dans le suivi sanitaire des troupeaux et, plus largement, dans le quotidien étouffant des agriculteurs.







