Dans un contexte économique, technique et climatique en mutation, à l’initiative de Fabien Bazin, président du Conseil départemental, le Département a réuni, mercredi 8 avril, les entreprises de travaux publics ainsi que la Fédération Régionale des travaux publics autour d’un objectif clair : construire une vision commune et opérationnelle pour l’avenir des infrastructures nivernaises. Retour sur cette rencontre qui marque une étape structurante et traduit une volonté affirmée de travailler de concert, dans une logique de partenariat durable appelée à déboucher sur de multiples collaborations.
Un dialogue structuré pour bâtir une vision commune des réseaux routiers nivernais
Fabien Bazin, président du Conseil départemental, a débuté la rencontre en exposant son contexte : une rencontre incontournable qui s’inscrit dans une démarche de co-construction entre la collectivité et les acteurs des travaux publics. »Nous devons continuer de travailler ensemble pour faire progresser vos interventions dans notre département », précise le président.
Une démarche appréciée par les entreprises de travaux publics présentes *et Frédéric Bonnefoy, président de la Fédération des travaux publics BFC : « Nous sommes embarqués dans la même histoire et nous avons besoins de vous présenter davantage notre expertise avec le soutien de vos techniciens « .
Ainsi, dès l’ouverture des discussions, chacun a pu partager son regard sur la situation actuelle du secteur. Les entreprises ont évoqué leurs réalités de terrain, leurs contraintes quotidiennes et leurs attentes, tandis que le Département a rappelé ses priorités et ses exigences.
Les échanges ont notamment mis en lumière une activité qui reste soutenue pour le Conseil départemental malgré des restrictions budgétaires le programme routier 2026 en est une illustration concrète, avec un investissement de plus de 4,5 millions d’euros et près de 37 kilomètres de routes rénovées. Un niveau d’engagement significatif qui témoigne de la volonté du Département de maintenir un haut niveau d’intervention, tout en s’appuyant sur le savoir-faire des entreprises locales.
Mais ce dynamisme s’inscrit dans un environnement de plus en plus contraint. La hausse des coûts des matériaux, les exigences réglementaires ou encore les aléas climatiques complexifient la conduite des chantiers.
Face à cela, les participants ont partagé un constat lucide : il devient indispensable de mieux anticiper, de planifier ensemble et de renforcer la coordination, notamment avec les concessionnaires de réseaux ou dans la gestion des contraintes de circulation.
Le Département a réaffirmé son niveau d’exigence, tout en ouvrant la porte à une réflexion collective sur les axes d’amélioration possibles : propositions localisées sur nos réseaux routiers le permettant, de matériels innovants écologiques et économiques.
Organisation des chantiers et anticipation, logistique, régularité des approvisionnements ou encore qualité de mise en œuvre : autant de sujets sur lesquels un effort partagé est attendu. Dans ce cadre, les entreprises sont appelées à jouer pleinement leur rôle de partenaires techniques, en apportant davantage de conseils et en proposant des solutions adaptées aux contraintes du terrain.
L’adaptation au changement climatique s’impose désormais comme un enjeu majeur et concret. Les épisodes de fortes chaleurs, de plus en plus fréquents, obligent à repenser l’organisation du travail. Le Département a ainsi évoqué et demandé l’anticipation de la mise en place d’horaires décalés en période estivale, avec des interventions dès le début de matinée. Une évolution qui suppose une coordination étroite avec les entreprises, mais aussi une attention renforcée aux conditions de travail des équipes : aménagement des horaires, temps de pause, équipements adaptés.
Sur ces sujets sensibles, tous s’accordent sur la nécessité d’avancer ensemble.
Le Département, moteur des actions à venir en faveur des infrastructures
Au-delà des enjeux immédiats, les discussions ont également porté sur l’avenir du secteur. Les difficultés de recrutement préoccupent l’ensemble des acteurs. Pour y répondre, Fabien Bazin propose de faciliter la mise en relation pour qu’une mobilisation collective, collèges nivernais/entreprises de travaux publics, se mette en place afin de faciliter les actions de sensibilisation dans les collèges pour faire découvrir les métiers des travaux publics et susciter de nouvelles vocations.
Enfin, cette rencontre a ouvert des perspectives en matière d’innovation et de partage des connaissances sur le territoire notamment au sein des communes. Fabien Bazin entend jouer un rôle moteur en organisant des temps d’échanges entre les maires des communes nivernaises et leurs adjoints aux travaux et les entreprises de travaux publics et la fédération afin de promouvoir l’usage de matériaux innovants, à la fois performants sur le plan économique et respectueux de l’environnement.
Plus généralement, des thématiques structurantes relatives aux infrastructures comme la gestion de l’eau (raréfication, augmentation des prix) ou les installations de stockage des déchets inertes (ISDI) ont fait l’objet de points de vigilance (risque fort de pollution, difficultés à transporter, coût des transports,etc) et de questionnements sur leur gestion, néanmoins, de par ses compétences propres, le Département n’a pas forcément l’opportunité d’agir directement, à nouveau Fabien Bazin propose de faciliter et d’impulser des rencontres techniques avec les services de l’État.
Au fil des échanges, une conviction s’est imposée : au-delà des contraintes, c’est bien une dynamique collective qui est en train de se structurer autour des infrastructures routières. Cette réunion ne constituait pas un simple état des lieux, mais le point de départ d’un travail commun appelé à s’inscrire dans la durée.
Département, entreprises de travaux publics et fédération des travaux publics ont ainsi posé les bases d’un partenariat renforcé, fondé sur la confiance, l’innovation et la responsabilité partagée. Une coopération qui ouvre la voie à des actions concrètes, au service de la qualité des infrastructures, du dynamisme économique local et de l’attractivité du territoire.














