Du 25 avril au 1er octobre, les Archives départementales de la Nièvre invitent à se pencher sur l’histoire du climat – et surtout de ses phénomènes les plus extrêmes – dans le département.
Les crues dantesques de la Loire, au XIXe et au début du XXe siècle, sont gravées sur les ponts et certaines maisons nivernaises. La sécheresse de 1976, les tempêtes de 1986 et 1999 ont marqué elles aussi les mémoires, comme le fera celle qui a balayé une partie du département en juin 2024. Il en va de la météo comme de la vie : l’histoire retient souvent les phénomènes les plus extrêmes, ceux qui bouleversent le quotidien, ravagent le paysage.
Les Archives départementales consacrent leur exposition annuelle à ces épisodes qui, depuis des siècles, jalonnent l’histoire nivernaise. Les chroniques des curés les ont immortalisés, le scientifique clamecycois Hippolyte Marié-Davy en a fait sa spécialité au XIXe siècle. De la narration à la protection, de la solidarité à l’adaptation, l’épopée du climat se découvre dans cette exposition qui met en valeur les trésors recelés par les Archives et mis au jour par son équipe pour cette occasion.
Lundi 4 mai, à 17 h 30, Evan Mesmin, docteur en géographie physique et environnementale, animera une conférence sur « la Loire, ses crues et les sociétés riveraines (XIVe-XIXe siècle) ». Entrée libre.
Samedi 19 septembre, à l’occasion des Journées européennes du patrimoine, le spectacle Un nouveau monde en plus joli sera joué aux Archives. Ce « récit-manifeste poétique » écrit et interprété par la compagnie TAIM’ est soutenu par le Conseil départemental dans le cadre de sa mission Transition écologique ; il a déjà tourné en 2025 en plusieurs points du département.
Depuis 2023, les Archives départementales proposent chaque année de grandes expositions pédagogiques qui permettent aux Nivernais de se familiariser avec un lieu qui n’est pas réservé aux spécialistes, généalogistes et chercheurs. Après les femmes, le sport, la Seconde Guerre mondiale, le climat est à l’honneur en 2026, en attendant la photo en 2027. Appréciées, ces expositions ont le double intérêt d’attirer un nouveau public aux Archives, et de susciter des dons de documents qui viennent enrichir leur fonds, déjà gigantesque.









