À l’initiative de Fabien Bazin, président du Conseil départemental, les présidents des communautés de communes élus ou réélus après les municipales du printemps, de Nevers Agglomération et des deux Pays ont été conviés à une réunion de travail et d’échange, mercredi 30 septembre, à l’Hôtel du Département. Une première Conférence des communautés de communes inspirée par la volonté d’affermir les liens entre des collectivités territoriales confrontées à des problématiques communes, de l’accès aux soins à la ressource en eau en passant par l’agriculture et la protection des populations.
Au soutien des communes et des intercommunalités, via les contrats cadres de territoire et la Dotation cantonale d’équipement (DCE) qui injectent 5,6 millions d’euros par an dans le financement de projets bénéficiant à tous les habitants, le Conseil départemental souhaite associer ces collectivités à la réflexion, et à l’action, autour des enjeux prioritaires pour l’avenir de la Nièvre : la santé, l’agriculture, la sécurité civile, la révolution numérique, etc.
« Nous avons intérêt à faire front ensemble »
Telle est la volonté affichée par Fabien Bazin, président du Conseil départemental et initiateur de la Conférence des communautés de communes, dont la première édition s’est tenue salle François-Mitterrand, à Nevers, mercredi 30 septembre : « Après les élections municipales et l’installation des communautés de communes et des Pays, il nous a semblé important d’instituer ce temps de discussion, une fois par an, voire davantage. Le contexte financier est difficile pour toutes nos collectivités, et nous avons tous intérêt à faire front ensemble, par-delà nos différences politiques. »
Réunis autour de la table, la plupart des onze intercommunalités nivernaises (dix communautés de communes et une communauté d’agglomération), les deux Pays (Val de Loire Nivernais et Nivernais Morvan) et les voisins bourbonnais de Moulins Communauté (1) avaient répondu favorablement à l’invitation et ont partagé leurs sentiments et leurs attentes. Les contrats cadres de territoire, conclus entre le Département et les intercommunalités, contribuent au financement des projets communaux à hauteur de 15 %. « Ces contrats cadres existent depuis plusieurs mandats », a rappelé Fabien Bazin. « Ils permettent de faire jouer la solidarité nivernaise. » Et Jocelyne Guérin, vice-présidente en charge de l’accompagnement des territoires, de préciser : « Notre envie est de continuer ces contrats cadres et de les adapter encore mieux aux besoins du territoire, pour financer des projets qui répondent aux attentes, par exemple sur la ressource en eau ou la rénovation du bâti ancien. Nous avons encore des choses à inventer, à innover. »
Des solidarités à développer pour protéger les habitants
À quelques mois des élections présidentielles et législatives, et au sortir d’un été en forme de cauchemar ardent et sec, la Nièvre « vit un vrai changement d’époque », dixit Fabien Bazin, dont les enjeux appellent une mobilisation aussi large que possible. Grâce au chantier titanesque du déploiement de la fibre optique, le département est en capacité d’aborder sereinement la révolution numérique, entre la mise en œuvre du réseau nivernais d’objets connectés sous l’égide de Nièvre Numérique et l’ouverture maîtrisée à l’intelligence artificielle, pour laquelle des formations sont proposées aux élus.
Naguère « vert pays des eaux vives », la Nièvre apprend à marche forcée à penser pénurie, gestion de la ressource et interconnexion des réseaux d’eau potable. « Des questions que l’on n’imaginait pas se poser un jour », soupire un président de communauté de communes. À l’instar de l’Allier voisine, la création d’un syndicat départemental est une piste à creuser. De flammes et de cendres, dans la Nièvre et partout en France, l’été appelle d’autres urgences, en matière de sécurité civile, dans lesquelles la coordination des communes, des intercommunalités et du Département apparaît nécessaire. Il en est de même pour l’accès aux soins, où la recherche tous azimuts de médecins généralistes et autres professionnels de santé ne doit pas tourner à la concurrence entre territoires.
Symbole d’une possible union sacrée, l’agriculture verra le retour de la Nièvre au Salon international de l’agriculture, en 2027 à Paris, grâce à un stand qui sera cofinancé par le Département, les communautés de communes, la Chambre d’agriculture et des acteurs privés.















