Un véhicule pour aider le Centre socioculturel à mieux briser l’isolement des personnes âgées, une école maternelle rénovée en cocon climatique doux pour l’épanouissement des enfants, un tronçon de route refait à neuf pour sécuriser les déplacements de personnes en situation de handicap : La Machine et le Conseil départemental ont célébré ensemble trois facettes d’un engagement social qui fait sens dans l’ancienne cité minière où palpite encore l’énergie solidaire.
Vedette du moment, la Clio blanche se fait timidement une place au milieu de ses « inaugurateurs » : Fabien Bazin, président du Conseil départemental, Daniel Barbier, maire de La Machine et vice-président du Département, Joëlle Julien, conseillère départementale du canton, des administrateurs et des salariés du Centre socioculturel Les Abeilles. La berline tirée du parc du Conseil départemental fait désormais le bonheur de Parlotte & Compagnie, une initiative lancée par l’équipe des Abeilles pour les personnes isolées qui bénéficient du portage à domicile (1).
Au volant de la Clio, Christiane Dahmane, la salariée porteuse des repas, apporte son écoute bienveillante à 25 personnes âgées, dont dix acceptent de venir participer à des ateliers collectifs. Un début prometteur dans un enjeu de société, celui des « invisibles », qui ne touche pas que les huit communes couvertes par le centre socioculturel mais appelle ce travail de porcelaine, délicat et patient, basé sur la confiance.
À l’autre bout de la pyramide des âges, celui de la petite enfance, l’engagement social est une philosophie machinoise qui s’illustre jusque dans des travaux de rénovation énergétique de l’école maternelle Jacques-Prévert. Une jolie chorale pépiante d’élèves accueille les officiels, rejoints par le préfet Victor Devouge, pour inaugurer la fin de travaux qui ont nécessité le déménagement, de la rentrée aux vacances de Toussaint, des 79 écoliers chez les « grands » de l’école élémentaire Albert-Camus. Les quatre classes ont retrouvé, début novembre, une école idéalement chauffée et isolée, que sa construction dans les années 1970 n’avait pas préparée au changement climatique, et dans laquelle s’adoucissent les conditions d’apprentissage.
« La priorité de l’équipe municipale, c’est l’éducation et la formation », rappelle Daniel Barbier. Pionnier, le Territoire éducatif rural se prolonge au collège avec l’initiative du Département, Collège de demain, qui a fait naître un musée numérique, la Micro-Folie, dans une des classes. « La démonstration est faite, à La Machine, que quand on se rassemble, on est capable de faire de grandes choses », enchaîne Fabien Bazin.
Ultime étape, l’inauguration pluvieuse et rapide de la voirie rénovée de la RD 194 est saluée par les résidents du foyer Les Marizys, en situation de handicap moteur et usagers de cette route menant au centre-ville machinois. Le bitume lisse comme un billard facilite et sécurise le déplacement de leur fauteuil électrique. Une illustration du vivre ensemble et de la mobilité pour tous qui boucle parfaitement la boucle de ce triptyque inaugural.















