La médiation familiale aide les familles en crise à renouer le dialogue et à surmonter les conflits. Dans la Nièvre, elle est proposée par le Conseil départemental, sur le territoire Nivernais-Morvan, et par l’association Sauvegarde 58, sur la partie ouest du département. Plusieurs dizaines de familles la sollicitent, chaque année, mais beaucoup de Nivernaises et de Nivernais ignorent encore son existence. À l’occasion de la Semaine de la médiation (10-18 octobre), ce service sort de l’ombre.
Qu’est-ce que la médiation familiale ?
En 2002, le Conseil national consultatif de la médiation familiale définit celle-ci comme étant « un processus de construction ou de reconstruction du lien familial axé sur l’autonomie et la responsabilité des personnes concernées par des situations de rupture ou de séparation ».
Dans ces périodes potentiellement explosives, le médiateur familial est un « tiers impartial, indépendant, qualifié (diplômé d’État) et sans pouvoir de décision (qui) favorise à travers l’organisation d’entretiens confidentiels leur communication, la gestion de leur conflit dans le domaine familial, entendu dans sa diversité et dans son évolution ».
Grâce à la médiation familiale, sont pris en compte de manière concrète les besoins de chacun, dont ceux des enfants. Dans un contexte sociétal qui voit se multiplier les séparations, la médiation familiale permet de préserver les intérêts des enfants et d’éviter que les situations s’enveniment et génèrent des violences intra-familiales.


À qui s’adresse la médiation familiale ?
De manière générale, à toutes les personnes traversant une situation génératrice de conflit, et qui ont le désir de surmonter celui-ci :
• les parents devant faire face à une séparation, à un divorce, et à leurs conséquences ;
• les couples traversant une crise et cherchant à prendre une décision ;
• les adolescents ou jeunes adultes en conflit avec leurs parents ;
• les grands-parents souhaitant préserver les liens avec leurs petits-enfants ;
• les familles en désaccord pour l’accompagnement d’un parent en perte d’autonomie ;
• les familles en conflit par rapport à une succession, etc.
Comment fonctionne-t-elle ?
La médiation familiale instaure un espace d’écoute et de négociation qui permet d’établir (ou de rétablir) une communication sereine et constructive, et de pacifier de manière durable les relations en déterminant un accord au plus près des intérêts de chacun, et de l’enfant.
La médiation familiale permet de convenir de modalités concrètes d’organisation, adaptées aux besoins des adultes et des enfants ; elles portent notamment sur :
• l’organisation de la vie quotidienne et les conditions d’exercice de l’autorité parentale (lieu de résidence, scolarité, santé, loisirs, religion, relations avec l’ensemble des membres de la famille, etc.) ;
• le droit de visite et d’hébergement ;
• la contribution financière à l’entretien et à l’éducation des enfants mineurs ou devenus majeurs ;
• la répartition des biens et les incidences financières de la séparation.
La médiation familiale peut être sollicitée de façon spontanée par les parents, et être ensuite produite en justice. Mais elle intervient le plus souvent dans le processus judiciaire :
• avant la décision de justice (injonction à rencontrer un médiateur en vue d’une information) ;
• lors de la décision de justice (proposition par le juge).
Parmi les dossiers orientés en médiation, sont exclus d’office ceux dans lesquels :
• des violences sont alléguées,
• les conjoints sont trop éloignés géographiquement l’un de l’autre,
• l’un des parents est détenu.


Qui exerce la médiation familiale dans la Nièvre ?
Le service de médiation familiale de la Sauvegarde 58 est accessible dans les bureaux de l’association à Nevers, Clamecy, Decize et La Charité-sur-Loire.
Le Conseil départemental a développé un service de médiation familiale depuis 2016 sur le territoire Nivernais-Morvan, pour répondre aux besoins des habitants trop éloignés des services de la Sauvegarde 58. Ce service est basé à Château-Chinon.
Les entretiens se déroulent dans ses locaux, ou au plus près des personnes qui sollicitent la médiation, dans les mairies ou les centres sociaux.







