La gestion de l’eau potable

L’eau … Une ressource à préserver !

Lutter contre les fuites !

L’eau au robinet, à volonté ! Un privilège !

Chacun d’entre nous consomme ainsi en moyenne 150 litres d’eau par jour. Pour la cuisine, la salle de bain, les toilettes… Cette eau est potable, sa qualité est contrôlée, nous pouvons la boire en toute sécurité.
Elle provient d’un puits, d’une source, d’un cours d’eau… Elle est traitée et elle parcourt quelquefois plusieurs dizaines de kilomètres avant d’atteindre notre habitation.
Les réseaux que l’eau emprunte sont quelquefois anciens, et plus tout à fait étanches ! Ainsi en moyenne le quart de l’eau mise en distribution se perd : les tuyaux fuient !
Lorsque le niveau des nappes est de plus en plus bas, comme c’est le cas cet automne, le problème prend encore plus d’ampleur. Les fuites représentent par ailleurs des dépenses supplémentaires pour les collectivités gestionnaires (communes, syndicats intercommunaux,…) et leurs exploitants qu’ils soient privés (SAUR, Veolia, Suez) ou publics (régies).

La question doit être prise à bras le corps. Il faut développer des outils, pour identifier les réseaux les plus « fuyards », mettre en œuvre des programmes de travaux sans pour autant générer d’augmentation trop forte du prix de l’eau.
Un travail sera développé avec le Conseil départemental sur sept collectivités « test » : les communes de Clamecy, la Charité-sur-Loire, Saint-Honoré-les-Bains, Sainte-Colombe-des-Bois, le SIAEP des Amognes et le SIAEP d’Urzy-Saint-Martin-d’Heuille.
L’objectif du travail qui sera réalisé lors du premier semestre 2018 : mettre au point une méthodologie que l’ensemble des collectivités gérant un service d’eau potable dans la Nièvre pourront se réapproprier.

Comment se mesure la qualité du réseau d’eau potable d’une collectivité ?
Le rendement primaire, vous connaissez ?

Le rendement primaire d’un réseau est le rapport entre la somme des consommations des abonnés sur ce réseau et les volumes mis en distribution.
De ce fait, plus le rapport est haut moins il y a de perte (fuites) et le réseau est considéré comme étant de qualité.
Le rendement primaire dans la Nièvre (données 2014-2016) :

Nombre de collectivités de la Nièvre en fonction du rendement primaire

D’où vient l’eau que je bois ?

L’eau consommée au robinet a été captée à l’émergence d’une source, dans un puits, dans un forage. Elle peut avoir été prélevée dans un lac, voire directement dans un cours d’eau.
Les lieux où l’eau destinée à l’alimentation en eau potable est captée sont appelés « captages ».
321 captages sont recensés dans le département.


L’eau est ensuite traitée. Elle transite par des canalisations, des réservoirs, … Avant d’arriver dans chaque habitation.
Les équipements pour la distribution d’eau comprennent notamment 195 stations de traitement, 347 réservoirs, environ 7500 km de canalisations.
La majeure partie de ces équipements a été créée entre 1960 et 1975. Aujourd’hui des travaux sont nécessaires pour remettre en état les ouvrages, renouveler certaines canalisations.

Qui gère l’eau ?

Les installations destinées à l’eau potable (puits, usine de traitement, canalisations, réservoirs, …) appartiennent à des collectivités : dans la Nièvre 92 collectivités gèrent l’eau potable (communes et établissements publics de coopération intercommunale).
Le service peut être géré en régie. C’est le cas sur 65 % des communes qui ne représentent que 46 % de la population.
Le service peut être affermé. (Une société privée (SAUR, SUEZ ou VEOLIA) gère les installations.

Répartition de l’exploitation del’eau potable dans la Nièvre

... et aussi

Conseil départemental de la Nièvre

Le Service de l’eau (SDE)

14 Bis Rue Jeanne d’Arc
58039 NEVERS Cedex
Tel : 03 86 71 81 20

sde@nievre.fr

Le Service environnement du Conseil départemental de la Nièvre

3 rue du Sort
58000 Nevers

Tel : 03 86 60 58 79

Restriction d’eau

Un manque d’eau qui se généralise

La Nièvre, comme une grande partie de la France, connaît un problème de manque d’eau. Le niveau des pluies très déficitaire depuis le début du mois de juin. La période de canicule de l’été a par ailleurs aggravé la situation.
Les conséquences sont là : la végétation souffre, le débit des cours d’eau diminue très fortement.
La situation s’est empirée en ce début d’automne. Ainsi l’arrêté préfectoral daté du 11 octobre 2018 élargit le territoire classé "en alerte renforcée" ou "en crise".

Des restrictions d’usage s’appliquent pour des usages au quotidien, pour l’irrigation, pour les usages industriels, pour la navigation ainsi que pour la gestion des plans d’eau.
Le secteur classé "en crise" concerne aujourd’hui 108 communes de la Nièvre. Le lavage des allées, des terrasses, des façades, le remplissage des piscines, l’arrosage des pelouses, massifs fleuris, des espaces sportifs, ..., sont interdits. De même l’irrigation est interdite.

Le niveau de restriction est important pour les communes en secteur "alerte renforcée". Pour les autres secteurs, les restrictions sont moins contraignantes.
Chacun est invité à consulter l’arrêté préfectoral sur le site de la Préfecture de la Nièvre.


Ce découpage de la Nièvre avec une cartographie des niveaux de restriction est lié à la situation des cours d’eau.
Les cours d’eau soutenus par des barrages demeurent relativement épargnés. Le débit de la Loire est ainsi maintenu avec la vidange de la retenue de Villerest. Celui de l’Allier par le barrage de Naussac et le débit de l’Yonne par le barrage de Pannecière.

Le débit des cours d’eau du nord du département - à l’exemple du Nohain, du Sauzay, du Mazou - demeure satisfaisant, même si les niveaux sont bas. Ces rivières sont alimentées par des sources issues de la nappe des calcaires du Nivernais. Cette nappe souterraine qui a bénéficié d’un très bon remplissage lors de l’hiver dernier représente ainsi un trésor naturel exceptionnel.

Ce sont les rivières dont le débit dépend plus directement de la pluviométrie, ou de "petites" nappes du Morvan connaissent des situations plus difficiles. C’est le cas notamment de la rivière Nièvre, de l’Ixeure et des affluents de l’Aron.

Ce découpage conduit par ailleurs à des situations différentes pour des communes voisines. Ainsi la commune de Coulanges, située sur le bassin versant ce la Rivière Nièvre, est-elle considérée "en crise" alors que la ville de Nevers, rattachée au secteur "val de Loire" demeure "en vigilance"
Mais quel que soit le lieu où nous demeurons nous devons prendre conscience de la richesse que représente la ressource en eau et de sa fragilité. Notre premier geste, au quotidien, est de limiter - autant que possible - notre consommation d’eau.

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