Un hélicoptère sanitaire à l’hôpital de Nevers : une chance de plus pour les Nivernais !

13 janvier 2020
Un hélicoptère sanitaire à l'hôpital de Nevers : une chance de plus pour les Nivernais !

Le SAMU 58 a inauguré, ce lundi 13 janvier, le tout nouvel hélicoptère sanitaire qui est mis en dotation au bénéfice de tous les Nivernais.

Depuis plus de 10 ans, le Conseil départemental s’est montré particulièrement demandeur de cette solution pour améliorer la santé publique dans la Nièvre, notamment depuis la fermeture du Centre 15 de l’hôpital de Nevers (CHAN) et le transfert de la plateforme de recueil des appels à celui de Dijon.

L’hélicoptère est opérationnel depuis le 9 janvier, après une série d’essais en vol, et une première mission, un transfert de patient de Cosne-sur-Loire vers Dijon, a déjà eu lieu ce week-end. L’hélicoptère abolit les distances et permet un transport plus sûr, plus confortable et surtout plus rapide des patients en urgence médicale, de n’importe quel endroit du territoire nivernais (pour peu qu’il y ait assez de place pour se poser) vers l’hôpital de Nevers, mais aussi ceux de Dijon, Tours ou Clermont-Ferrand. Avec des temps de trajets réduits de 2h ou 2h30 en ambulance terrestre à 40 ou 45 minutes par les airs.

Selon le docteur Kannass, chef de service des urgences du CHAN, cité par le Le Journal du Centre, ce nouveau service concerne « des patients touchés par un infarctus, un coma, un accident, un arrêt cardiaque, une détresse respiratoire, neurologique ou respiratoire », c’est-à-dire des urgences vitales, mais aussi des patients qui ont besoin d’aller d’un hôpital à l’autre, « par exemple un malade cardiaque qui a besoin d’une équipe de spécialistes dans un CHU, ou pour combler un manque de place en réanimation à Nevers, ou encore pour pouvoir aller consulter des chirurgiens digestifs ou orthopédiques ». C’est le service de régulation qui décidera de l’utilisation ou non de cet hélicoptère sanitaire. Enfin, et ce n’est pas la moindre inconnue, l’appareil du SAMU 58 est également un équipement inter-régional, et il pourra être utilisé à la demande des hôpitaux de Bourges, Moulins-Allier et Montargis.

Outre le temps gagné en transport, ce service permettra une meilleure prise en charge médicale des patients, par exemple pour éviter qu’une personne ayant de multiples fractures soit secouée dans une ambulance traditionnelle sur les routes sinueuses et pentues de la région (notamment dans le Morvan) afin de se rendre à Dijon, avec le risque de séquelles qu’un tel déplacement comporte.

Pour faire fonctionner cet hélicoptère, deux équipages se relaient d’une semaine à l’autre, tous les jours, durant 12 heures, de 8h à 20h. Ces équipages sont constitués d’un pilote, d’un co-pilote, d’un médecin et d’un infirmier.

Au total, 6 infirmiers ont été recrutés pour assurer la continuité du service. L’hélicoptère, qui sera remplacé par un autre tout neuf et plus avancé technologiquement au printemps, est pour le moment stationné à l’aéroport de la Sangsue, à Nevers, en accord avec les élus du Syndicat mixte qui le gère, notamment le président du Conseil départemental. Il est avitaillé en carburant sur place. Des contrôles mécaniques sont réalisés quotidiennement par les pilotes, et trois fois par semaine par le mécanicien, et un appareil de remplacement est immédiatement dépêché en cas d’immobilisation importante du premier.

En mai, le nouvel appareil pourra directement atterrir sur la zone spécifique de l’hôpital de Nevers, où se pose déjà l’hélicoptère de Dijon, qui assure, lui, les transferts nocturnes. Les travaux, prévus pour durer trois semaines, permettront d’élargir l’hélistation, de sécuriser le site, de créer une pompe et une cuve pouvant contenir des milliers de litres de kérosène afin de pourvoir à l’avitaillement. Un budget de 150 000 euros est prévu pour ces travaux. Marie-Guite Dufay, la présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté a en outre annoncé qu’elle soutiendrait l’installation d’une station météo dans la Nièvre, afin de permettre le vol aux instruments (IFR), sachant que pour le moment, l’hélicoptère ne peut pas voler de nuit, ni en cas de vent violent, de brouillard ou de gel.

C’est le ministère de la santé qui couvre le financement de cet hélicoptère, pour un montant total de 1,5 millions d’euros par an et la société Mont-Blanc hélicoptère qui est l’attributaire du marché et met en œuvre l’hélicoptère (l’actuel comme le prochain), selon un contrat de 500 heures de vol à l’année. Ce contrat pourra être ré-évalué, en cours de route, pour l’adapter aux besoins, notamment ceux du volet inter-régional.

Représentant Alain Lassus, le président du Département retenu par ailleurs, à l’inauguration, Alain Herteloup, vice-président chargé des infrastructures et des mobilités, s’est félicité de ce nouvel équipement. Il a souligné que l’hélicoptère sanitaire, « cette ambulance des airs », est « synonyme de gain de chances de survie pour les urgences vitales de tous nos concitoyens nivernais pris en charge par les équipes médicales du CHAN ». Il s’est réjoui de « cette équité territoriale puisque la Nièvre bénéficie dorénavant d’un appareil de secours et de pilotes en usages quotidiens financé par l’État au nom du principe de solidarité nationale ».

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